Durée : 1h15
Les Combustibles
Amélie Nothomb
Production : Co-production Les Scènes d’Argens / Écran Total
Mise en scène : Anthony Davy
Distribution : Roxanne Davidson, Anthony Davy et François Cracosky
La guerre, le froid et les pulsions du désir… Il faut se chauffer par n’importe quel moyen, même en brûlant des livres, mais par lesquels commencer et par lesquels finir ?
La cohabitation, forcée par la situation, confronte un professeur de littérature quelque peu cynique, son assistant idéaliste Daniel et Marina étudiante en quête de chaleur. « L’enfer, c’est le froid », dit Marina citant Bernanos.
L’humour d’Amélie Nothomb est frappant. Derrière la noirceur, il y a une ironie vive, presque absurde, qui éclaire le drame au lieu de l’alourdir. Ces respirations comiques permettent au spectateur de rester dans le mouvement, de rire au bord du gouffre.
La pièce soulève la question de notre rapport à la culture : faut-il se divertir ou s’instruire ? Les deux ne s’opposent pas. Le divertissement n’est pas une fuite, c’est une autre manière d’apprendre, de penser, de débattre. Sur scène, cette dualité existe : ni tragédie ni comédie, mais la vie même, dans ses contradictions.
“Depuis des millénaires les plus beaux esprits ont écrit les plus nobles visions du monde dans les livres les plus admirables. Avez-vous l’impression que leurs idées ont servi à quelque chose ?”

