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Spectacles

  • JUIN
  • 04 ven. | 20H30
  • 05 sam. | 20H30
  • 06 dim. | 16H00
  • 11 ven. | 20H30
  • 12 sam. | 20H30
  • 13 dim. | 16H00

Durée : 01h40

Tarif de 14 à 16€
  • Plein tarif : 16€
  • Tarif réduit demandeurs emploi : 14 €

Lysistrata

Aristophane

Production : Antibéa Comédie d’Antibes

Mise en scène : Cédric Garoyan

Distribution : Corinne, Inna, Arthur, Fleur, Patrizia, Bernard, Caroline, Charles, reste de la distribution en cours

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Lysistrata est la pièce la plus jouée et adaptée de son auteur. Les raisons sont multiples : qualité de l’écriture, crudité des dialogues qui rend la pièce intemporelle, féminisme affirmé, réflexions sur le vivre ensemble et défense rageuse de la paix.

Dans l’histoire de ces femmes qui décident la grève du sexe tant que les hommes font la guerre, il y a un condensé de tous les fantasmes du mâle-être : La femme qui décide le bien-être de l’humanité, la femme-mère qui protège ses maris-enfants, la femme objet de tous les désirs, la femme qui prend le pouvoir, la femme qui permet un monde meilleur.

Sur le plan formel, c’est l’aspect comique de la pièce qui prévaut. L’humour est une arme de destruction massive inoffensive dont il est bien dommage de se passer. Aristophane est un poète en temps de guerre : contre la guerre du Péloponnèse et le suicide économique et social des cités qui en découle et pour une démocratie entière qui exige une société ouverte si ce n’est même « libérale ». En effet, la pièce se présente aussi comme une succession d’attaques personnelles, et d’allusions à l’actualité du moment. Mais, tel est son paradoxe proprement dialectique : elle prend l’instrument de sa liberté d’expression, la démocratie, comme le principal objet de ses critiques. Peut-être pour en éprouver la sincérité (la tester), mais aussi pour en mesurer ses limites et savoir, toujours, jusqu’où est-il possible d’aller dans la provocation. Plus précisément, la pièce profite de cette latitude politique qui lui est offerte pour dénoncer les imperfections et les dérives possibles de ce système de gouvernement.

Sur le fond c’est donc une double orientation qui a guidé notre travail : la place prépondérante, essentielle et politique de la femme dans la société et la défense de la paix qui imprègne la pièce. Au moment où le sexisme est toujours d’actualité, que le monde est en guerre et que notre démocratie est en voie d’extinction, il nous a paru essentiel de souligner la contemporanéité de la pièce d’Aristophane.

Lysistrata, spectacle à plusieurs entrées, clôt en quelque sorte une trilogie de la guerre et de la paix débutée avec Iphigénie (Racine) et poursuivie avec « Si loin si Proche Orient » (collectif). A chaque fois, le rôle des femmes est prédominant. Premières victimes, elles sont souvent la solution.